Ousmane Gaoual connaît bien cette maxime : « La calomnie, comme la foudre, menace les sommets. » Une formule qui colle à la peau des hommes d’État dans notre pays, surtout lorsqu’ils osent tenir leur rang.
Critiquer un responsable public, nul n’étant parfait, est un exercice légitime et même salutaire en démocratie. Mais chercher à détruire une réputation par pure méchanceté, jalousie ou intérêt bassement mercantile, c’est une tout autre .
Ce n’est pas d’hier qu’Ousmane Gaoual essuie les attaques de ses adversaires. Depuis les premières heures du régime du général Mamadi Doumbouya, sa loyauté et son engagement sans réserve envers le président de la République lui valent ces assauts répétés. Un prix à payer pour ceux qui ne reculent devant rien.
L’enfant de Gaoual a dû faire une douloureuse évidence : on ne peut plaire à tout le monde. Il lui faut désormais s’habituer au sort que l’on réserve aux talents et aux valeurs vraies. Un triptyque cruel que Jean François Kahn résumait le journaliste: lécher, lâcher, puis lyncher.
Accuser sans preuve le ministre des Transports de détournement, pour le simple plaisir de nuire, relève d’une mauvaise foi crasse – surtout lorsqu’elle émane de simples blogueurs qui s’imaginent pouvoir, du jour au lendemain, changer le cours du destin.
Derrière cette litanie d’accusations gratuites, une vérité plus amère affleure : le triomphe du président Doumbouya, que Gaoual accompagne avec constance dans la transformation de la Guinée, peine à être digéré par certains esprits aigris. Des politiques qui, ayant perdu leur influence sur le terrain, assistent aujourd’hui, impuissants, à la métamorphose d’un pays qu’ils n’ont jamais servi, mais dont ils se sont toujours servis avec une insatiable avidité.
Bakary Sakho


